Site de l'Épervier

Name: André, épervier

Friday, September 02, 2005

Union

Union

Tu piétines allégrement mes années d’amour.
Mon écrin s’ouvre en des paroles élogieuses.
Tu adores mon corps svelte qui te dit bonjour.
Ma nudité te réjouit et te rend heureuse.

Tu t’approches d’un pas leste et assuré.
Tu caresses mon cou par de légers baisers.
Je ferme les yeux dans un plaisir divin.
Je suis éveil en ce léger et doux matin.

Elle détache sa robe de soie bleutée.
Un corps ciselé à la perfection sublime.
De beaux seins charmeurs et veloutés
Qui ne demandent aucune rime.

De la joie, des yeux fort étincelants,
Un enlacement dans un silence d’argent,
Une satisfaction où deux cœurs s’agitent
Dans une chaleur humaine sous un gîte.

Dans la pénombre, une communion merveilleuse,
Repos de deux corps abreuvés d’une note d’amour.
Drap froissé d’une sueur vaporeuse,
Un souvenir d’une douceur, d’un beau velours.
André (Épervier)

Quatre saisons

Quatre saisons
Printemps…
La saison se réveille dans un éclat assourdissant. Le blanc résiste encore démontrant
Sa dominance mais pour peu de temps. Le vent, d’un espoir merveilleux ressurgit avec
Plaisir. Les oiseaux aiguisent leurs voix. Des tonalités se font entendre. Les ruisseaux
Se réchauffent… Les arbres, les sapinages reverdissent dans une nature complète.
L’humain ne peut que regarder ce spectacle grandiose dans la majesté, dans le
Respect de sa création.

…Été
De belles fleurs nous accompagnent dans une chaleur bénéfique. L’apothéose dans un
Décor charmant. Le Créateur n’a rien oublié dans sa sagesse. Sa finesse tient d’un coup
De baguette : lac, rivière, mer , océan. Transparence, l’eau abreuve nos corps dans un repos
Salutaire. Les arbres se sont habillés de leurs vêtements du dimanche. La richesse se déploie.
De beaux tapis moelleux. Tout n’est que d’apparat. Le bonheur total dans l’autosuffisance.

Automne…
Feuilles impuissantes qui tombent des arbres. Vents destructeurs qui foudroient des surfaces
Entières. Le théâtre est terminé. La jovialité fait place à la morosité. Dos courbé, inlassablement,
Le saule pleureur porte bien son nom. Le nuages déclinent des larmes à profusion. La toile rouge
Est piétinée dans l’inattention. On se prépare à barricader nos demeures.

…Hiver
On grelotte à satiété. Le poêle chauffe. Le froid qui s’infiltre de l’extérieur. La neige
Recouvre l’immensité. Les arbres ne disent mots. Les lacs s’enfoncent sous une épaisse
Glace dans une torpeur habituelle. Confrontation naturelle à l’apogée d’une satisfaction,
D’une saison forte en gelure. Transition peu facile au regard transparent, au pas difficile
Dans une grâce au rythme peu accéléré. Sifflement du vent, les animaux se cachent par
Crainte d’une mort naturelle.
* * *
Et le temps continue dans un parchemin répété.
La roue tourne, les saisons frappent à la porte.
Et le temps donne à l’humain tant espéré
Un bonheur renouvelé que le vent emporte.

André (Épervier)

Passage

Passage

Douce tempête sur ton visage.
Mascarade en des mots indéfinis.
Arc-en-ciel d’un vieil adage.
Volcan dans un esprit en furie.

Malchance, un corps difforme.
Un piano désaccordé, désenchanté.
Aucun baiser, caché sous cet orme.
De la prestance bien enjolivée.

Un ciel avec de gros nuages gris.
Une fenêtre mi-ouverte, mi-pensive.
Des pleurs, des chagrins, une pluie;
De la rage, une odieuse dérive.

Femme passagère à l’orée des chemins.
De la pierre piétinée, saccagée.
Une nuitée, obscurité; vil destin,
Charcuterie, une soie déchirée.

Solitude amère, odeur éloignée, passivité.
Belle mine, un corps jouissif, heureux.
Banalité, je ferme le rideau ensoleillé.
Porte close, un repos, plus de feu…
André (Épervier)

Manus

Manus

Je défigure mes mains crevassées.
Mes doigts se dépouillent d’une peau blessée.
Horreur et je continue à me mortifier.
Le sang coule, je l’assèche sans hésiter.

Et je continue dans ma nervosité continuelle
A profaner ma peau en des gestes charnels.
Pourquoi? Les nerfs activent un rituel
Dont je suis incapable de cesser ce triste appel.

Mes doigts s’affligent des séquelles outrageantes.
L’esthétique s’étouffe dans une laideur offensante.
Rythmes aveuglés à l’allure alarmante.
Blessures, destruction d’une manière démente.

Le souffle s’essouffle dans une panique morbide.
Mes phalanges se difforment en plusieurs rides.
Je cache mes mains me balançant dans le vide
Ainsi la risée s’efface au soulagement de l’intrépide.
André (Épervier)

O mon amour!

O mon amour!

Un cœur d’ange, un amour mutuel.
Une attente… une guerre inutile.
De l’amour sincère, un vibrant appel.
Un canon qui crache sa voix débile.

Une colombe, signe d’une paix salutaire;
Des baisers et au loin, le tintamarre.
On pisse le sang à travers la terre.
Tout n’est que charognard et mare.

Une flamme s’agite en des cœurs éperdus.
On brûle la compassion, la tendresse.
Une légèreté en ce jour fort ému
Malgré les baisers, les indélicatesses.

Des cœurs se brisent et vlan! La mort.
Des lèvres sèches, aucune gerbe de roses.
Soldat, je t’attends avec renfort.
Mon esprit n’est qu’ultime et pause.

En ce jour de douceur, je t’offre mes douces pensées
Loin des mitrailles d’un cœur aimant et attendri.
Reviens-moi mon Amour dans une étreinte non blessée.
Je t’attends et je t’attendrai et ce, toute ma vie…
André (Épervier)

Rencontre

Douce fleur à l’orée des bois
A peine froissée par le vent.
Me voilà devant toi
Dans un regard suppliant.

D’une peau satinée par de fines caresses,
Tu t’offres au tendre amant que je suis.
Je t’élabore mes humbles hardiesses
Dans une feinte merveilleuse de frénésie.

Sous ce soleil imprégné d’amour
Glisse ma vie ma soif de chérir
A ce destin, point de vil détour!
Rien que du vrai et mille désirs!

Et passe le temps, le temps d’aimer…
La vieillesse s’y installe lourdement.
De beaux souvenirs viennent s’y encadrer
Sous une poussière de larmes de sang.
André (Épervier)
Autre site de l'auteur: http://www.webzinemaker.com/epervier/

Volupté

Volupté

Je flotte dans un mirage d’un monde irréel.
Rien ne m’affecte dans mes sentiments craintifs.
Je marche sur un nuage sans crainte d’un appel,
Un vide complet dans un comportement passif.

Les gens me parlent et je suis ailleurs…
Un bulbe bien clos me protège des imbéciles.
Apesanteur, le vent m’emporte avec humeur.
Je me laisse aller sans protester, indélébile.

Ma tête divague dans des profonds murmures.
Le noir m’accueille avec légèreté et bonhomie .
Splendeur, aucune disgrâce, aucune armure;
De l’amour volatilisé qui s’accroche à mon esprit.

Autour de moi, la parole est énergique.
Qu’importe ma surdité se prolonge dans un bienfait.
Je souris béatement à ces insignifiants pathétiques.
Ils sont vraiment drôles dans leurs costumes parfaits.

Espoir de ne plus connaître cette maudite réalité.
Elle me blesse dans mes entrailles profondes.
Un voile de pureté me protège de tout péché
Abstraction, fuite d’une société immonde.

Rire sans cesse pour un besoin naturel.
Un bonheur à la mesure de mes capacités.
Bien-être partagé dans une substance de miel.
Un goût divin avec une plume parfumée.

Bonheur, mot incroyable envers l’être saccagé.
Je m’éloigne par crainte d’être aspiré dans un mal.
L’innocence de mes gestes entoure un décor de beauté.
Merveille d’insouciance où la musique m’invite dans un bal.

Effervescence, éloignement des blessures corporelles.
Je suis et je resterai dans l’expectative totale.
Je me balancerai dans la joie éternelle
Fuyant à tout jamais les fausses morales…
André (Épervier)
Autre site de l'auteur: http://groups.msn.com/epervier50/homepage

Belles femmes

Belles Femmes

Femme de plaisir, tu caresses mon corps
Dans un sourire de jouvence, de vitalité.
Tes doigts fignolent avec renfort
Une jouissance, un bienfait, une sensibilité.

Femme de beauté, aux seins immaculés,
Je dessine tes contours majestueusement.
Tu es ma splendeur d’une Joconde dessinée
Dans un regard où s’offre le baiser.

Femme de souffrance qui effleure l’Apollon.
Tentative de l’aimer, de toucher à sa peau.
Dire je t’aime, l’embrasser et avoir raison.
De l’amour, une étreinte en quelques mots…

Femme de baisers, extase d’une union.
Nuitée d’une alcôve entre deux chairs savourées.
Complainte d’une nudité, d’une décision
Où les lèvres jouissent d’une action décidée.

Femme multicolore, tu éveilles mon azur.
Je tends mes bras célestes dans une franchise
Car tu es amour, présence et non futur.
Embrasse-moi, entoure-moi de mille bises…
André (Épervier)
Autre site de poésie de l'auteur: http://epervierlepoete.iquebec.com/

Me connaître...

Mes salutations!

Je suis un poète québécois qui adore la poésie.
Je compose depuis plusieurs années avec un
plaisir certain.
Mes écrits littéraires reflètent ma personnalité.
Je veux vous faire partager mes poèmes tout
en espérant que vous apprécierez mes
compositions.
Je vous souhaite bonne lecture!

André, épervier.